PLastimo Lorient 2021

Et bien, pour cette première course de la saison, notre participation potentielle décidée au dernier moment, ce n’était pas gagné !
Paul a plein d’obligations et trouver un créneau pour courir ensemble était déjà un beau défi à relever… Les circonstances et l’attention portée par l’organisation à pouvoir faire participer le plus grand nombre de candidats ont fait le reste…, Merci Lorient Grand Large !
Paul arrive à la dernière minute sur les pontons en forme et heureux de pouvoir naviguer, Il se laisse même aller à des blagues de potache du style : « tu ne trouves pas qu’il a vieilli Charlie ! » en me présentant à un copain…
Bon, les choses « sérieuses » commencent… Départ tranquille mais bien placé, nos vieilles voiles (17 ans en moyenne…) ne sont pas toujours à la fête, mais c’est mieux que si c’était pire comme dirait Coluche !Après avoir fait le tour de Groix , le vent monte à partir de Bastresses sud. C’est l’occasion d’un joli bord de spi dans la brise, une pointe à 16 noeuds, une belle vitesse moyenne, il maitrise le garçon, seul je n’aurais peut-être pas envoyé le spi médium…Coucher de soleil magnifique, le froid s’intensifie, en deuxième partie de nuit, sans avoir besoin d’échanger, on organise le « bivouac », sieston de 4 heures sous pilote allongés tête bèche au rappel au-dessus des bidons et voiles…, ceux qui connaissent le mini apprécieront ! Certes, on a perdu un peu de temps dans l’opération, mais nous avons préservé notre énergie dans ce froid destructeur.
La suite : Une belle complicité, des beaux moments, deux ou trois galères (classique), des mains gelées inopérantes (on est quand même un peu masos), bref nous nous sommes faits plaisir.
Et puis, il y a eu cette arrivée : « remontada fantastica » dans les brises évanescentes des coureaux…C’était top ! Merci Paul.

Petit Point en Vrac!

Quinze mois après sa création, l’assemblée générale de l’association devrait pouvoir se tenir la deuxième quinzaine de janvier : on croise les doigts…
En attendant voici un petit point en vrac ! (ça évite les emballages…).

Au niveau associatif, le baptême a été repoussé trois fois !!! Gageons que la quatrième sera la bonne !
Les actions réalisées sont détaillées sur le site : page « Agissons autrement », l’opération « Aquarelles à échanger » rencontre aujourd’hui un vif succès, mais il y a d’autres choses et des projets.

Au niveau sportif : Une saison somme toute bien remplie grâce aux efforts des organisateurs et de la classe mini, les objectifs sont atteints, des soucis techniques récurrents ont perturbé mes courses et devront être réglés…, et au final une 37ème place /100 au championnat de France de course au Large (série) et une 43ème place/229 au classement mini (série). Des efforts et du travail sont  néanmoins nécessaires pour être au point…
Cet hiver on entretien la condition physique…

Au niveau technique, un grand chantier d’hiver est en route :
-remplacement du mat par un neuf (il était temps) + gréement +divers
-installation d’un hydro générateur
-refit de la carène et surtout du voile de quille
-check complet des points névralgiques
-réflexions puis commande des  deux spis à renouveler ( pour la déco, on va soumettre au vote plusieurs projets).

deux mois de travail à minima en perspective

Au niveau financier : Entre les dons, les adhésions, et la vente d’un lot gagné lors d’une course, nous avons recueilli autour de 2500 € soit un peu plus de 7% du budget total prévu pour l’ensemble du projet… Pour vous donner une idée plus précise : ce montant couvre  une grande partie des frais de signalétique (coque, voiles) et des tees shorts du Goût de la vie.
Les investissements de cette fin d’année sont évalués à environ  12 000€ttc (hydro générateur, mat et gréement, deux spis).
La période ne s’y prête peut-être pas, il n’empêche…,  la chasse au trésor s’impose !

Pour info : vous pouvez adhérer au Goût de la Vie (voir site pages l’association)
Vous pouvez aussi  nous coopter auprès de partenaires potentiels, si vous avez une ou des idées, on prend !
A bientôt

Ouest-France 04 10 2020

Lorient. Pierre Meilhat, le goût de la vie et du grand large

A 66 ans, le skipper, peintre et écrivain se relance en mini 6.50 dans un projet nourri de respect de l’Homme et de l’environnement. Ses parrains ? Jean-Louis Aubert et Jean Lassalle !

Il sera le vétéran de la nouvelle Mini 6.50. Mais Pierre Meilhat y va l’âme souriante. Comme si c’était hier. L’épreuve transatlantique le skipper lorientais la connaît plutôt bien pour avoir, parmi ses multiples courses, l’avoir vécue en 1993. « Cette année-là, se souvient Pierre, après avoir emporté le prologue à Madère, j’avais démâté à 500 milles au large des Canaries ». À ses côtés, Emmanuel Méallet, bon copain du Tour du Finistère à la voile, n’a pas, lui non plus, oublié « On t’avait récupéré en mer et c’était une belle manœuvre ».

Voici donc Pierre Meilhat à nouveau dans la course. Après des années de suspension pour raisons familiales, le navigateur reprend la barre d’un mini racheté à Capucine Trochet. Une émérite navigatrice elle aussi pour avoir traversé l’Atlantique sur Tari-Tari, un bateau en toile de jute. « Son mini se morfondait depuis 9 ans au fin fond d’un chantier. Nous l’avons remis en état et enchaîné les courses sur le circuit en 2019 et 2020 » Le Mini prend donc le nom du Goût de la vie. Une association où des entreprises s’engagent à répartir leur financement entre associations solidaires et le Goût de la vie. « En participant à notre aventure, ces partenaires aident d’autres associations qui partagent des valeurs de bienveillance, de partage, de lutte pour l’égalité et contre les discriminations ».

Une vague de valeurs

Doyen de la compétition, Pierre Meilhat y retourne sans sourciller. « Je suis conscient qu’à mon âge, je ne ferai pas carrière dans la classe, rigole le skipper. Mais cette course c’est comme la vie. Ni sucrée, ni totalement salée… Je reviens à mes premières amours et je me fais plaisir tout en participant à une bonne cause. Nombre de skippers aujourd’hui partagent ces mêmes valeurs au sein de la Vague. Nous nous engageons pour rendre la course au large plus vertueuse, plus respectueuse de l’environnement dans lequel nous évoluons ».

En bons maillons d’un monde sportif plus solidaire, le projet de PIerre Meilhat a retenu l’attention de deux hommes, sexagénaires également, bourlingueurs à leur manière : Jean Lassalle et Jean-Louis Aubert, tous deux parrains du Goût de la vie. Mais qui dit parrains, dit baptême non ? « Oui, souffle Pierre, à cause du Covid, nous avons déjà dû le repousser à deux reprises ». Gageons que la troisième sera la bonne. Ce sera au printemps 2021 au ponton de Lorient-La Base. Le groupe Rhum & Eau y est déjà annoncé…

Prêt au combat

Le Goût de la Vie : il y a maintenant un an que ce projet a commencé à prendre forme dans ma tête…
Comment donner du sens à la vie, vivre, vivre bien en portant ses traumatismes, aller de l’avant…
Aujourd’hui encore plus qu’hier, ce projet amène son Pierre, euh non !, apporte sa pierre à la nécessaire prise de conscience de l’indispensable changement à opérer dans notre mode de vie.
Pour ceux qui me suivent sur FB, non, je n’ai pas construit un comptoir perso atome (at home !), ni abusé de substances opiacées végétales, et ce ne sont pas les maquereaux fumés qui me font délirer !
Mais revenons à nos moutons, lundi j’avais décidé de partir naviguer : beau temps, belle mer…, le pied quoi ! Et puis : « confinement », je râle… , et je réfléchis (ça m’arrive parfois), certes tu serais tout seul, mais est-ce bien exemplaire vis-à-vis de ceux qui verrons le voilier (sûrement magnifique sous le soleil avec ses nouvelles voiles), sauront-t ’ils que je suis seul? Et même si l’éventualité que je demande assistance en cas de problème est improbable…, ai-je le droit de mobiliser les secours qui interviendraient en ces temps troublés ? Bref, Pilgrim reste au sec.
Du temps pour réfléchir…, quand une parenthèse comme celle-ci s’ouvre. Mais une fois refermée, continuerons nous sur ce modèle qui inexorablement nous mène droit dans le mur ?
Ou bien, nous donnerons nous la force d’être moins égoïstes, plus solidaires, moins cupides, plus autonomes… ?
Le Goût de la Vie n’est pas en stand by, le baptême se prépare, je révise mes notes, concocte des job list, et réfléchis aux actions pertinentes, solidaires, exemplaires mais aussi joyeuses et festives à mener demain.

Le bon combat engagé est celui que notre cœur demande

La phrase peut paraitre alambiquée, c’est souvent le cas quand chaque mot compte…
Cette phrase modifiée est de Paulo Coelho dans le livre « le pèlerin de Compostelle ».
C’est cette phrase qui a été choisie comme « signature » du Goût de la Vie.
Le temps est donc venu d’une petite explication de texte !
La vie est un combat, même à mon age, il m’est arrivé de l’oublier, et ce n’est pas sans conséquences…
Combat contre ses propres démons en premier lieu, mais surtout combat pour les engagements pris pour soi et pour les autres.
L’engagement : parlons-en, quand il est pris, un renoncement est –il possible ? Quelle image peut-on avoir de soi –même si on ne tient pas ses engagements? Comment une société peut –elle se construire si elle ne va pas au bout de ses idées et de ses projets ? C’est un mot fort qui symbolise bien les objectifs de l’association. Le renoncement est à proscrire.
Le cœur quand à lui doit rester au centre de nos réflexions, sans lui, sans émotions, à quoi tout cela servirait-t’il ?
Un combat : Oui, très pacifique et très bienveillant
Engagé : et tenu bien entendu
Avec le cœur, cela va de soi… Pierre

Transgascogne 2019

Première étape
Et bien voilà, une première manche bien agréable en fin de compte…
J’ai eu des soucis au départ, problèmes techniques liés à mon inexpérience du support ! On apprend de ses erreurs. .. Pour le reste ça progresse, les manoeuvres sont plus fluides et moins lentes; la gestion globale est correcte. Compte tenu de mon départ calamiteux, je n’ai pas eu la possibilité de me comparer à mes petits camarades de jeu, cependant ma vitesse au près était plutôt bonne et je dois travailler les allures portantes… Le résultat est bien entendu modeste, c’était prévu, je finis 6/10 de mes Sister ship…
J’ai vu un banc de thons sauteurs, des baleines et les sempiternels dauphins toujours aussi taquins…
Merci à tous pour votre soutien!

Deuxième étape
Les apparences sont parfois trompeuses. .. Le résultat n’est pas la. .. Mais j’ai bien placé mon ambition un cran au dessus !
Je suis parti à l’ouest, comme beaucoup d’autres, c’est passé à l’est. .. Trois jours et trois nuits de vents erratiques. Des soucis techniques (encore), du vent mesquin qui se place face à votre route après avoir laissé passer les petits camarades. .. Mais aussi, un bain forcė au petit matin pour se désengager d’un filet dérivant illégal ! Une bouée oubliée puis repassée… Galères ! Oui mais pas que : deux bonnes heures de surfs sauvages dans un front, quel pied ! Des baleines au souffle bruyant. .. Au final on garde le meilleur et c’est très bien comme ça.

Une déco soignée signée JB Epron

Et bien voilà ! Pour moi ce n’est pas le résultat d’un longue réflexion mais la conséquence de mes émotions… Comme dit Aragon « la femme est l’avenir de l’homme », c’est elle qui apporte la vie et nous rend meilleurs.
Pour Jean Baptiste qui a réalisé cette merveille, c’est par contre le résultat d’un beau travail reconstitué à partir des pièces d’un puzzle que je lui avais fourni.
Je serai extrêmement fier de naviguer pour le Goût de la Vie et de montrer Pilgrim sous sa nouvelle robe

V2 POGO Pierre

J’y vais, j’y vais pas, J’Y VAIS!

Régulièrement ma mémoire m’impose le film de l’espar qui tombe et brise la concrétisation d’un rêve (j’ai démâté lors de la mini transat 1993 sur mon petit voilier numéro 14 au large des Canaries) …
Quand je suis revenu sur terre, je pensais repartir rapidement pour aller au bout de mon projet, les (belles) choses de la vie en ont décidé autrement…
Le temps a passé, et je me suis, ces dernières années, installé progressivement dans un fatalisme passif aux résultats dévastateurs.

Réveil brutal, prise de conscience, crise, hésitations.
Ceci dit j’ai toujours été un peu fou !
Mais tant qu’on est fou, on est vivant !

Alors j’ai décidé de LA faire, d’aller au bout, de repartir et de finir le job ! Je me lance dans un projet pour la mini transat 2021, en série Pogo 2.

Le début de l’histoire c’était quand même il y a plus de 27 ans, et déjà, je faisais partie des seigneurs, euh, non des séniors !…

Bon, avant de m’immerger pleinement, au propre comme au figuré, je dois vérifier si la machine est toujours en état pour réussir.
Et me voilà avec un programme de remise en forme, et ça a l’air de fonctionner… Bilan médical à venir, c’est plus prudent.

Autre point important à préciser, même si cette pratique de la course au large est un exercice solitaire, mon ambition et mon plaisir personnel ne sont pas ma motivation principale.

Je veux montrer à ma famille que dans la vie, dans ma vie, le possible est toujours présent et réalisable grâce à notre énergie fédératrice.
Je veux démontrer à tous les fatalistes, à ceux qui ont perdu le goût de l’action et de l’engagement, et aussi à ceux qui attendent et dépendent consciemment ou non d’un système : oui, tout est possible par soi-même quand on y croit vraiment.

Financer un tel projet sur nos fonds propres est envisageable, mais faire appel à des partenaires pour les fédérer autour d’objectifs et de valeurs communes.

Je vais donc faire le tour des EPHAD, des maisons de retraite, des fabricants de déambulateurs, des vendeurs de couche-culottes ou d’appareils auditifs, des mutuelles de santé, etc. !
Non là je déconne…
Je n’irai pas non plus solliciter les fabricants de malbouffe, les sangsues du net…
Je veux un projet qui me ressemble.

Ah au fait merci Jean Luc (VDH) !

Et si je vous disais que je vais accoucher !!!

Mais finalement qu’est-ce qui est apparu en premier l’œuf ou la poule ?
Paul ou Pierre, Pierre ou Paul ?
En tous les cas c’est les 2 P !!!

départ de Brest 10 septembre 1993